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« Dans l’ensemble, je dirais que je suis un mauvais communicant, comme la majeure partie des ébénistes !
Je communique sur ce que j’ai déjà fait et non sur ce que je sais faire. Les clients potentiels ne savent pas ce dont nous sommes capables, c’est à nous d’anticiper leurs demandes. Il est donc presque dangereux de ne montrer que le travail fini, les commandes réalisées, car les clients ne peuvent pas forcément y projeter leur propre désir.
Mieux vaut présenter des détails de meubles et la manière de travailler ; d’où l’importance des portes ouvertes ».
« Mais si ces dernières n’ont lieu que quelques jours par mois, avoir un site est, pour un moindre investissement financier, une vitrine permanente où l’on montre ce que l’on veut de son activité. Bien sûr, après ne pas avoir communiqué pendant des années, cela m’a coûté beaucoup de temps pour me mettre à « la page ».
Une grosse phase de travail a été indispensable pour sauter le pas, mais le jeu en valait la chandelle !
Non seulement pour montrer ce que je fais d’un point de vue professionnel, mais aussi d’un point de vue personnel. Effectivement, on n’a jamais le temps de prendre du recul sur ce que l’on fait, et faire son propre site Internet permet de faire le point sur son travail, d’effectuer une démarche de réflexion sur soi-même, l’image que l’on veut projeter et celle que l’on projette en réalité.
Moi, cela m’a permis d’être à l’écoute et de me corriger ».
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